EURL ou SASU : le vrai coût de la première année
Frais de création, comptabilité, cotisations, CFE et assurance : le budget réel pour comparer une EURL et une SASU dès la première année.
Créer une EURL ou une SASU ne se résume pas à comparer le prix d’une annonce légale. Pour un freelance, le vrai sujet est la trésorerie immobilisée et dépensée pendant les douze premiers mois : formalités, capital, tenue comptable, dépôt des comptes, cotisations sociales, fiscalité locale et assurances. Une société peut être juridiquement créée pour un peu plus de 200 euros, puis coûter plusieurs milliers d’euros la même année si son dirigeant est rémunéré ou, dans le cas d’une EURL, simplement affilié comme travailleur indépendant.
Les montants ci-dessous sont vérifiés pour 2026 et correspondent au cas courant d’une activité de conseil, de création, de développement ou de prestation de services non réglementée, sans salarié, en France métropolitaine. Ils ne constituent pas un devis universel : la CFE dépend de la commune, l’assurance dépend du métier et les honoraires comptables sont librement fixés. L’objectif est plus utile qu’un faux chiffre unique : identifier ce qui est obligatoire, ce qui est une avance de trésorerie et ce que vous pouvez réellement arbitrer. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37688))
Commencer par distinguer coût, avance et budget variable
Le premier piège consiste à additionner des éléments qui n’ont pas la même nature. Les frais de formalités sont des dépenses définitives. Le capital social déposé est de l’argent apporté à la société : il ne disparaît pas en frais et devient disponible pour l’activité après l’immatriculation, sous réserve des règles applicables au compte dépositaire. Les cotisations sociales sont des prélèvements liés au statut du dirigeant. Enfin, comptabilité, banque, domiciliation et assurance sont des dépenses contractuelles, dont le prix n’est pas fixé par un barème général.
- Dépenses légales certaines : annonce légale, immatriculation et déclaration des bénéficiaires effectifs.
- Obligations sans prix national unique : dépôt de capital, domiciliation, compte bancaire ou établissement de paiement, comptabilité, établissement des comptes annuels et dépôt des comptes.
- Coûts conditionnels : cotisations selon la rémunération et le régime social, CFE à partir de l’année suivant la création, assurance obligatoire selon l’activité, le local ou les véhicules.
- Coût optionnel mais fréquent : déléguer les statuts, le dossier d’immatriculation, la comptabilité ou le juridique annuel.
Cette séparation évite deux erreurs opposées : croire qu’une SASU à président non rémunéré ne coûte que son annonce légale, ou présenter le capital social comme une dépense perdue. Elle permet aussi de comparer les deux formes sur le point qui compte vraiment pour un indépendant : voulez-vous vous verser une rémunération dès le départ, ou préserver votre trésorerie personnelle pendant une phase de lancement ?
Les frais de création incompressibles en 2026
La création d’une EURL comme d’une SASU impose la publication d’un avis de constitution dans un support habilité à recevoir des annonces légales, puis une immatriculation via le guichet des formalités des entreprises. Pour une société commerciale, le coût d’immatriculation est de 33,83 euros et la déclaration des bénéficiaires effectifs, obligatoire, coûte 19,33 euros. Ces deux montants représentent donc 53,16 euros, quelle que soit la forme entre EURL et SASU dans le cas standard. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37688))
Le seul écart légal de création vient principalement de l’annonce légale. En 2026, son tarif forfaitaire est de 124 euros hors taxes pour une EURL et de 142 euros hors taxes pour une SASU en France métropolitaine, ainsi qu’en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Wallis-et-Futuna. Ces montants sont publiés hors taxes. En appliquant la TVA au taux normal, le coût ressort à 148,80 euros toutes taxes comprises pour l’EURL et 170,40 euros toutes taxes comprises pour la SASU. ([service-public.fr](https://www.service-public.fr/entreprendre/actualites/A17978))
- EURL : 148,80 euros d’annonce légale toutes taxes comprises, plus 53,16 euros d’immatriculation et de bénéficiaires effectifs, soit 201,96 euros de socle de formalités.
- SASU : 170,40 euros d’annonce légale toutes taxes comprises, plus 53,16 euros d’immatriculation et de bénéficiaires effectifs, soit 223,56 euros de socle de formalités.
- Écart de création : 21,60 euros en faveur de l’EURL dans ce périmètre.
Ces totaux ne couvrent pas les cas particuliers. Une activité uniquement artisanale non immatriculée au registre du commerce et des sociétés relève notamment d’un tarif d’immatriculation de 45 euros ; une activité d’agent commercial implique une double immatriculation, avec un coût de 23,21 euros pour le registre spécial des agents commerciaux en plus du registre du commerce et des sociétés. Il faut donc refaire le calcul avec le simulateur officiel si votre activité ne relève pas du cas classique d’un freelance de services. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37688))
Le dépôt de capital : obligatoire, mais pas une dépense au sens strict
L’EURL et la SASU n’ont pas de capital social minimum élevé à réunir. Le capital est librement fixé. En revanche, la fraction à verser dès la constitution diffère : au moins un cinquième des apports en numéraire en EURL et au moins la moitié en SASU. Le solde peut être libéré dans les cinq ans suivant l’immatriculation. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37383?lang=fr))
Pour autant, compter un capital de 1 000 euros comme 1 000 euros de « frais de création » est inexact. Cette somme est versée à la société, pas à l’administration. Elle peut ensuite financer un ordinateur, un abonnement, de la sous-traitance ou d’autres dépenses professionnelles. En revanche, elle reste une avance de trésorerie personnelle avant que l’activité n’encaisse ses premières factures.
Le capital ne rend pas une société plus chère à créer au sens comptable. Il rend son démarrage plus exigeant en trésorerie personnelle.
Le dépôt du capital est obligatoire pour les sociétés commerciales et l’attestation du dépositaire fait partie du dossier d’immatriculation. Le dépôt est généralement réalisé auprès d’un compte ouvert pour l’activité. Aucun tarif légal unique ne permet cependant de chiffrer le coût d’ouverture, de dépôt ou de tenue du compte : il faut demander le prix réel au prestataire choisi et vérifier les éventuels frais après une période promotionnelle. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F32886?moteur=google&question=R%C3%A9diger_et_d%C3%A9poser_les_statuts_aupr%C3%A8s_des_imp%C3%B4ts&type_acces=faq))
Le poste qui change tout : les cotisations du dirigeant
La différence financière structurante entre EURL et SASU ne se joue pas sur les 21,60 euros d’annonce légale. Elle se joue sur le régime social du dirigeant. Le gérant associé unique d’EURL relève du régime des travailleurs indépendants. Le président de SASU relève du régime général comme assimilé salarié lorsqu’il est rémunéré au titre de son mandat. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37777?lang=fr&utm_source=openai))
En EURL, le gérant associé doit des cotisations minimales obligatoires pour les indemnités journalières, la retraite de base et l’invalidité-décès, y compris lorsqu’il ne perçoit pas de rémunération. C’est le coût fixe que beaucoup de comparatifs oublient lorsqu’ils conseillent l’EURL à un entrepreneur qui souhaite d’abord conserver ses allocations ou ne pas se payer. Le gérant ne bénéficie pas pour autant de l’assurance chômage au titre de son mandat. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37777?lang=fr&utm_source=openai))
Pour une création en 2026, l’Urssaf indique que, durant les deux premières années lorsqu’aucun revenu professionnel n’est encore connu, les cotisations provisionnelles sont calculées sur une assiette forfaitaire de 19 pour cent du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 9 131 euros en 2026. Pour un artisan, commerçant ou professionnel libéral non réglementé en métropole sans Acre, l’Urssaf affiche un montant total de cotisations de première année de 3 473 euros hors contribution à la formation professionnelle. Cette contribution est de 120 euros pour un commerçant ou une profession libérale non réglementée en 2026. Le budget prudent d’appels provisionnels est donc de 3 593 euros dans ce cas précis. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F23844?utm_source=openai))
Attention au vocabulaire : ces 3 593 euros correspondent à un budget de cotisations provisionnelles de début d’activité sans Acre, et non à une facture définitive identique pour tous les freelances. Les cotisations sont ensuite régularisées selon les revenus déclarés et selon votre situation. L’Acre peut, sous conditions, alléger certaines cotisations pendant douze mois ; l’Urssaf précise que l’exonération est partielle et dépend du niveau de revenu. Ne basez donc pas votre trésorerie sur une promesse d’exonération avant d’avoir vérifié votre éligibilité. ([urssaf.fr](https://www.urssaf.fr/accueil/outils-documentation/taux-baremes/taux-cotisations-ac-plnr.html?utm_source=openai))
En SASU, le raisonnement est inverse. Le président est assimilé salarié lorsqu’il est rémunéré et les cotisations liées à son mandat suivent alors la logique du régime général, hors assurance chômage. Sans rémunération de mandat, il n’y a pas d’assiette salariale de président sur laquelle appeler ces cotisations. En contrepartie, un associé rémunéré exclusivement en dividendes ne cotise pas et ne construit pas de protection sociale au titre de cette situation. La SASU protège donc la trésorerie d’un fondateur non rémunéré, mais elle ne crée pas gratuitement une couverture sociale de dirigeant. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F36240))
Pour un freelance qui veut se verser rapidement un revenu régulier, la comparaison doit être faite sur une simulation de rémunération nette, pas sur l’absence de charges de la SASU sans salaire. Pour un freelance qui lance son activité, conserve l’ARE ou réinvestit tout au départ, l’absence de cotisations minimales de président non rémunéré est en revanche un différentiel concret de trésorerie face à l’EURL. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37383?lang=fr))
Comptabilité et comptes annuels : obligatoire, délégation non obligatoire
EURL et SASU sont des sociétés commerciales. Elles doivent tenir une comptabilité, enregistrer les mouvements affectant leur patrimoine et établir des comptes annuels à la clôture de l’exercice. Pour les petites structures, ces comptes comprennent un bilan, un compte de résultat et, selon les cas, une annexe. Ils doivent ensuite être déposés. Le travail comptable est donc incontournable, même lorsque l’activité est simple. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/telecharger-pdf?path=aHR0cHM6Ly9lbnRyZXByZW5kcmUuc2VydmljZS1wdWJsaWMuZ291di5mci92b3Nkcm9pdHMvRjM3MTY5))
Faire appel à un expert-comptable n’est pas imposé par les textes cités : l’administration indique que les livres peuvent être tenus électroniquement ou manuellement, à condition de respecter les règles de tenue et de justification. C’est donc la mission comptable qui est obligatoire, pas l’achat automatique d’un abonnement chez un cabinet. Cette distinction ne doit pas devenir un prétexte pour improviser : TVA, immobilisations, frais mixtes, factures étrangères, prélèvements sociaux et clôture annuelle transforment vite une comptabilité « simple » en risque déclaratif. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/telecharger-pdf?path=aHR0cHM6Ly9lbnRyZXByZW5kcmUuc2VydmljZS1wdWJsaWMuZ291di5mci92b3Nkcm9pdHMvRjM3MTY5))
Les honoraires ne sont pas réglementés. Un guide tarifaire publié en 2026 par un cabinet comptable situe les missions d’accompagnement complet entre 40 et 300 euros hors taxes par mois selon le volume, le statut et le périmètre, soit 480 à 3 600 euros hors taxes sur douze mois. Cette fourchette n’est pas un tarif administratif ni une promesse commerciale : elle sert à montrer l’ordre de grandeur à mettre dans un prévisionnel et à comparer à périmètre identique. ([comptapolis.fr](https://www.comptapolis.fr/guides/prix-expert-comptable?utm_source=openai))
Avant de signer, demandez noir sur blanc si le prix inclut la tenue, les déclarations de TVA, la liasse fiscale, les comptes annuels, le dépôt des comptes, le procès-verbal d’approbation, les réponses aux questions et, en SASU rémunérée, la paie ainsi que les déclarations sociales. Un forfait bon marché qui exclut la clôture ou le juridique annuel devient vite plus cher qu’une offre plus lisible.
CFE, assurance et autres coûts à ne pas transformer en faux forfait
La CFE n’est pas due l’année civile de création de l’établissement, quelle que soit la date de création. Cela ne veut pas dire qu’elle disparaît pendant douze mois glissants : une société créée le 31 décembre sera imposable dès l’année civile suivante. La déclaration de création 1447-C doit être adressée au service des impôts des entreprises avant le 31 décembre de l’année de création afin de préparer l’imposition future. Le montant de la CFE dépend notamment de la commune, des locaux et de la base minimum votée localement : sans commune précise, donner un montant serait une invention. ([impots.gouv.fr](https://www.impots.gouv.fr/professionnel/questions/devrai-je-acquitter-une-cfe-lannee-de-la-creation-de-mon-entreprise))
Pour un freelance qui crée sa société et clôture au 31 décembre, la CFE est donc de zéro au titre de l’année de création, mais elle doit être anticipée dans la trésorerie de l’année suivante. Ce décalage explique pourquoi certains budgets de « première année » paraissent artificiellement bas : ils confondent année civile et douze premiers mois d’activité.
L’assurance suit la même logique. Une responsabilité civile professionnelle n’est pas universellement obligatoire pour une société de services web. Certaines professions réglementées doivent toutefois s’assurer ; une assurance de véhicule est obligatoire pour les véhicules détenus ou loués par la société, et un locataire de local doit souscrire une assurance pour ce local. Le coût dépend du métier, des garanties, du chiffre d’affaires, du local et du matériel : il faut demander un devis adapté, pas reprendre une moyenne trouvée en ligne. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37365))
Le total utile : deux budgets, pas un chiffre magique
Voici le socle vérifiable pour une création standard en 2026, hors activité artisanale spécifique, hors agent commercial, hors frais bancaires, hors domiciliation, hors assurance obligatoire éventuelle, hors comptabilité déléguée et hors impôts sur les bénéfices.
- SASU avec président non rémunéré : 223,56 euros de formalités de création. La CFE est nulle l’année civile de création. La comptabilité reste obligatoire, mais peut être gérée en interne ou confiée à un professionnel. ([service-public.fr](https://www.service-public.fr/entreprendre/actualites/A17978))
- EURL avec gérant associé, création en 2026 sans Acre : 201,96 euros de formalités, auxquels il est prudent d’ajouter 3 593 euros d’appels provisionnels sociaux pour le profil Urssaf d’un commerçant ou professionnel libéral non réglementé en métropole. Le budget de trésorerie atteint donc 3 794,96 euros avant comptabilité, assurance, banque et domiciliation. La régularisation dépendra ensuite des revenus réels. ([service-public.fr](https://www.service-public.fr/entreprendre/actualites/A17978))
Ce n’est pas un verdict automatique en faveur de la SASU. C’est un rappel de méthode. Si vous prévoyez de vous rémunérer rapidement, il faut comparer deux simulations de revenu net après cotisations et impôts. Si vous prévoyez de ne pas vous rémunérer au lancement, l’EURL porte un coût social minimal et une avance de trésorerie que la SASU sans rémunération n’a pas. Le bon statut est celui qui correspond au calendrier réel de vos revenus, pas celui dont le nom circule le plus dans les groupes de freelances.
Quand déléguer la création vaut réellement son prix
Déléguer n’est pas rentable parce qu’un formulaire serait intimidant. Les démarches de création sont réalisables en ligne, et les formalités officielles sont clairement identifiées : statuts signés, justificatif de siège, attestation de dépôt de capital, attestation d’annonce légale, déclaration des bénéficiaires effectifs et pièces du dirigeant. Pour un associé unique, une activité simple, un siège à domicile et des statuts standards relus avec soin, faire soi-même peut être rationnel. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F32886?moteur=google&question=R%C3%A9diger_et_d%C3%A9poser_les_statuts_aupr%C3%A8s_des_imp%C3%B4ts&type_acces=faq))
La délégation prend de la valeur lorsque l’erreur future coûtera davantage que les honoraires initiaux : apport en nature, activité réglementée, contrat ou propriété intellectuelle à apporter, projet d’entrée d’associés, rémunération variable, maintien de revenus de remplacement, choix entre EURL à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés, ou besoin de prévoir une SASU qui accueillera ensuite des investisseurs. L’administration souligne elle-même que la liberté statutaire de la SASU rend la rédaction plus complexe et recommande de confier les statuts à un avocat spécialisé. ([entreprendre.service-public.gouv.fr](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37383?lang=fr))
Le bon calcul n’est donc pas « combien coûte un prestataire ? », mais « quelle décision engage ma fiscalité, mon régime social ou l’entrée future d’un associé ? ». Déléguer la saisie d’un dossier standard pour gagner une heure est discutable. Déléguer la conception de statuts qui conditionnent une levée de fonds, une cession ou une protection patrimoniale est souvent une assurance contre un changement coûteux plus tard.
Comment choisir un outil pour ça
Ne choisissez pas un outil de création, de comptabilité ou d’accompagnement sur la seule promesse d’un prix d’appel. Comparez d’abord le périmètre exact : rédaction ou simple génération de statuts, publication de l’annonce légale, dépôt de capital, transmission au guichet, déclaration des bénéficiaires effectifs, suivi des rejets et assistance après immatriculation. Vérifiez surtout qui répond en cas de dossier atypique : support généraliste, juriste, avocat ou expert-comptable.
Pour la comptabilité, partez de votre flux réel plutôt que de votre statut. Comptez les factures mensuelles, les achats, la TVA, les clients étrangers, les abonnements, les notes de frais, l’éventuelle paie du président et les besoins de conseil. Demandez si les comptes annuels, la liasse fiscale, les déclarations et le dépôt sont inclus. Comparez le prix annuel total hors taxes, les options facturées séparément, la durée d’engagement, les conditions de sortie et l’accès à vos données.
Enfin, vérifiez que l’outil vous laisse une trace exploitable : pièces justificatives accessibles, export des écritures, suivi de trésorerie, échéancier fiscal et social, conservation des documents et interlocuteur identifiable. Pour une EURL, il doit aussi vous aider à anticiper les appels de cotisations et leur régularisation. Pour une SASU, il doit distinguer proprement absence de rémunération, rémunération de mandat, dividendes et obligations de paie. L’outil pertinent n’est pas celui qui promet de tout faire seul : c’est celui qui rend visibles les coûts que vous devrez réellement payer.